L’association MINGA est née de la volonté de réfléchir collectivement et démocratiquement à l’amélioration constante des pratiques dans les échanges commerciaux, afin de construire une économie plus solidaire et durable, vecteur de développement soutenable pour tous, respectueuse de l’humain et de l’environnement, porteuse de lien social et d’enrichissement culturel
MINGA défend l’idée de l’équité commerciale au Nord comme au Sud, et sur toute la filière, depuis la production jusqu’à la distribution. Pour l’association, le commerce équitable est devenu un terme de plus en plus galvaudé, alors que sous cette appellation se cachent des démarches radicalement différentes, avec des niveaux d’exigence très variés. Il est donc à la fois présomptueux et erroné de se réclamer à 100% du commerce équitable - le stade ultime étant lorsque les deux partenaires sont à pied d’égalité, sur tous les plans. D’autre part, certains maillons de la filière demeurent encore bien opaques - le transport, par exemple.
MINGA est donc naturellement contre le fait de collaborer avec la grande distribution, passée maîtresse dans l’art de l’opacité et de l’injustice sociale et commerciale. Si celle-ci consent à faire certains efforts dans ce secteur particulier (pas de marges arrières...), ce n’est qu’une stratégie marketing à faible coût, dont bien sûr nul n’est dupe. La question est de savoir si le jeu en vaut la chandelle, car combien de temps cela durera-t-il... Pour MINGA, la réponse est simple : les règles du jeu sont mauvaises et il faut agir pour les modifier. Produire et échanger autrement, dès aujourd’hui, est possible.
MINGA défend également l’idée d’un commerce équitable sur tous les continents, tant avec les travailleurs défavorisés des pays du Sud, qu’avec ceux du Nord. Il est à ses yeux restrictif de le limiter, comme le stipule la loi française, aux échanges Sud/Nord : 30 000 paysans/agriculteurs et 15 000 magasins de proximité disparaissent annuellement en France, contribuant à l’appauvrissement et au délitement social, à l’uniformisation idéologique et culturelle. Il faut impérativement soutenir et valoriser les initiatives en France, porteuses de solidarité, de liens sociaux, et inscrites dans une perspective globale de développement durable.
L’association MINGA regroupe des citoyens et une centaine de structures engagées (associations, coopératives, sarl, eurl) oeuvrant dans des domaines très variés (artisanat, agriculture, services, culture, importation, boutiques...) Tout citoyen peut adhérer librement à l’association. Les structures peuvent en faire la demande : l’acceptation et le montant de la cotisation seront fonction de certains critères (CA annuel, transparence des pratiques...). MINGA a, en effet, développé un système de garantie participatif, et travaille actuellement à l’élaboration d’un système plus contraignant de garantie par filière. Pour découvrir les membres de MINGA
L’association organise régulièrement avec ses adhérents et en synergie avec de nombreux réseaux locaux, nationaux et internationaux, des débats et des rencontres sur les enjeux globaux du commerce équitable. Elle participe à des actions de sensibilisation et est l’initiatrice du Salon International pour un commerce équitable. Le prochain salon, EQUITEXPO, aura lieu du 26 au 29 octobre 2007.
MINGA a inauguré en 2006, grâce à l’appui des communes avoisinantes, un centre d’information et de documentation au service des citoyens, porteurs de projets, entreprises et demandeurs d’emplois désireux de s’engager dans une démarche de commerce équitable. MINGA accompagne actuellement une cinquantaine de porteurs de projets sur une durée de plusieurs mois. L’association organise régulièrement des formations professionnelles longues ou courtes, sur des thématiques particulières animées par des professionnels du réseau.
Les travaux de l’AFNOR et l’article 60 de la loi du 2 août 2005, stipulent un commerce équitable Sud/Nord. Pour MINGA, le commerce équitable cache différentes visions que la loi se devait de refléter. MINGA s’est alors retiré des débats et en collaboration avec d’autres structures dont La Confédération Paysanne a lancé une campagne et une pétition « Pour un commerce équitable partout, changeons la loi ». Plus de 4000 personnes et une vingtaine d’organisations syndicales ou populaires l’ont déjà signée.






