A deux pas du canal Saint-Martin, BAYADERE ouvre ses portes sur un univers pluriculturel. Deux structures importatrices de produits équitables se partagent ce lieu chaleureux : BAYADERE et 360° SUD. 360° SUD est dédiée à l’artisanat et au café cubains. BAYADERE est spécialisée dans le textile du Sri-Lanka et propose une palette très diversifiée d’articles en coton et en soie, aux couleurs vibrantes : robes, tuniques, pantalons, jupes, peignoirs, chemisiers et chemises pour toute la famille ; étoles, linge de table, linge de maison, tissus au mètre ; sacs à dos et jouets bariolés pour les nourrissons et les enfants ... Les couleurs de tous les jouets sont testées, non toxiques et aux normes européennes.
L’objectif de BAYADERE est de permettre à des familles vivant dans des zones rurales éloignées du sud du Sri-Lanka, de valoriser leurs métiers traditionnels (tissage, teinture, confection) sans avoir à quitter leur village pour aller travailler en ville. Les artisans utilisent des techniques de tissage et de couture manuelles. Les fibres utilisées sont exclusivement naturelles. Elles proviennent essentiellement d’Inde. Coton et soie sont ainsi filés, teints, tissés et confectionnés dans six ou sept villages différents : chaque village ayant sa spécialité. Lorsque la couleur le permet, les teintures sont végétales. Le résultat est de toute beauté. BAYADERE tisse des relations de confiance et de partage avec les communautés et le partenariat qui les unit a permis aux artisans non seulement de vivre mieux de leur travail mais aussi de mettre en oeuvre collectivement des projets de développement local, de souder de nombreux villages entre eux et d’accroître ainsi l’échange et la solidarité.
Annick Sanson est à l’origine de BAYADERE. Juriste de formation, elle travaille pendant près de quinze ans en entreprise avant d’opérer un changement radical dans sa vie professionnelle. Son père, originaire du Sri-Lanka lui transmet l’amour du pays. Lors d’un voyage dans les zones rurales du sud du Sri-Lanka, Annick découvre l’extraordinaire beauté et diversité des savoir-faire textiles locaux, en perdition malheureusement, car, même dans ces zones très reculées, les habitants sont touchés par les effets pervers de la mondialisation. L’exode rural fragilise les communautés et les familles dont les liens s’étiolent, les techniques et les savoir-faire traditionnels tendent à disparaître, car... à quoi bon les transmettre. Durant son périple, Annick fait une rencontre déterminante avec une très talentueuse styliste sri-lankaise de près de quatre-vingts ans, qui est passé maîtresse dans l’art de marier les couleurs. C’est le coup de foudre et le déclic. Toutes deux travaillent désormais en étroite collaboration. La création lui revient entièrement.






